Après Eric Berne, l’AT continue

Au sein de cette “A.T. classique”, les différentes approches sont considérées comme complémentaires et susceptibles d’être combinées en dépit de leur divergences.

José Grégoire – Les orientations récentes de l’analyse transactionnelle

Une école de pensée désigne un ensemble de personnes qui partage des opinions semblables ou un point de vue similaire en philosophie. 

Eric Berne a fait de l’AT une discipline ouverte, dans la mesure où le processus reste éthique et contribue à guérir le patient. Nombre de transactionnalistes ont alors apporté leur singularité en contribuant à son développement.

Aujourd’hui encore, l’AT évolue. Chaque trimestre paraît la revue Actualités en analyse transactionnelle (AAT) en français, et le Transactional Analysis Journal (TAJ), en anglais, qui questionne les pratiques. Chaque analyste transactionnel peut y contribuer en écrivant des articles de fond qui contribueront au développement de l’AT. Les cinq écoles présentées ci-dessous sont extraites d’un article de J. Wilson & I. Karina, publié dans le Classique des ATT n°1.

Est-ce que je fais intervenir mon N+1 ?

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Le bon sens est ce qui rend ma vie possible.

 

Imaginez-vous en difficulté avec un collaborateur. La tension s’est installée depuis un bon moment. Vous l’avez rencontré pour mettre les choses à plat mais rien n’y fait ! Vous considérez que le problème vous dépasse et que seul, vous êtes impuissant. Alors, le N+1 doit-il intervenir, où pas ?

J’ai rencontré des entreprises où l’intervention du N+1 était normalisée, inscrite dans un processus de mise au point. Il suffisait qu’il soit sollicité par le manager intermédiaire pour intervenir, avec parfois beaucoup de succès. Le collaborateur incriminé rentrait dans le rang.

J’ai toujours trouvé ceci surprenant. Comment se fait-il que l’exercice de l’autorité se fasse plus efficace à une échelle hiérarchique plutôt qu’à une autre ? Que manque-t-il au manager pour assurer sa mission de façon satisfaisante, pour lui et l’ensemble de son équipe ? A mon sens cet état de fait masque un dysfonctionnement dans l’entreprise sur la répartition du pouvoir. Ceci dit, quand il ne reste plus que cette solution pour aller travailler sans la boule au ventre, la question ne se pose plus. Allez-y !

Il me paraît intéressant de regarder les incidences possibles de ce mode de management, dans la position du collaborateur. Sous la menace il s’exécute mais que pense-t-il de son manager direct ? Ou plutôt, qu’a-t-il ajouté à ses pensées au sujet de son manager ? Sans doute peu de choses positives mais des ressentiments: « un jour ou l’autre il me le paiera, il a besoin de son chef pour faire son boulot… ». La situation de calme apparent reste fragile car le problème relationnel entre ces 2 personnes n’est vraisemblablement pas traité. Le collaborateur sera-t-il plus enclin à faire preuve de volontarisme à l’avenir ? Je le souhaite et j’en doute.

Qu’en est-il de la rencontre à 3 : le collaborateur, le manager direct  et son N+1 ? Cette rencontre, malgré les apparences, n’est pas une rencontre à 3 mais à 2 + 1. Le collaborateur rencontre la hiérarchie. Les effets seront de même nature que précédemment, à savoir, sous la contrainte le collaborateur rentre dans le rang sans pour autant que le problème de fond entre lui et son manager soit résolu. Notons un risque de dégradation supplémentaire dans cette situation. Si le manager s’avère véritablement défaillant sur un point, quel qu’en soit la cause et sans jugement, que fait son N+1 ? S’il prend partie pour le collaborateur et il aggrave la situation en mettant à mal le manager. S’il prend partie pour le manager, il introduit une notion d’injustice supplémentaire dans l’esprit du collaborateur, quant au fonctionnement managérial. En analyse transactionnelle ces relations sont appelées « jeux psychologiques ».

Quel peut être alors le rôle du N+1 ? A mon sens, il devrait être celui du soutien, à savoir :

– Une aide dans l’analyse de la situation

– Une co-construction dans les actions à mener

– Un soutien dans les décisions prises par le manager.

Finalement, la bonne question était peut être : pourquoi ai-je besoin de mon N+1 pour résoudre un problème relationnel ? Ce qui fera une autre occasion de réfléchir aux questions de bon sens.

L’alliance du DISC de Marston et de l’AT – Part 1

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Qu’est ce qui rapproche Marston et Berne ?

William Marston (1893-1947), psychologue, auteur de l’ouvrage « emotions of normal people »[1], nous a apporté la théorie du DISC. Il s’inscrit dans le prolongement des travaux de Watson sur le « behaviourisme », qui était lui-même en réaction aux propos de Freud sur l’inconscient.

Le postulat de départ de Marston est que chaque individu considère son environnement comme hostile ou favorable. A partir de cette décision, il va se comporter en agissant sur l’environnement ou en l’acceptant.  Ces 4 attitudes sont le fondement du DISC : Dominance, Influence, Stabilité, Conformité.

Eric Berne (1910-1970), psychiatre, est le fondateur de l’Analyse Transactionnelle (AT), théorie de la personnalité et de la communication. Un des concepts fondateurs est le scénario de vie. Berne en donne plusieurs définitions dont voici quelques extraits [2]:

Ce qui se passe dans son crâne quand il est confronté à ce qui se passe à l’extérieur de son crâne décide du destin de chaque être humain.

Chacun décide dans sa petite enfance comment il vivra et comment il mourra, et ce projet qu’il transporte dans sa tête, où qu’il aille, est appelé son scénario.

Les scénarios sont conçus pour durer toute la vie. Ils reposent sur des décisions de l’enfance et une programmation parentale continuellement renforcée.

Ce que dit Berne également, c’est qu’à la naissance, nous n’avons pas encore de scénario de vie. Il reprend la métaphore des contes et compare le bébé à un Prince, vierge de toute considération sur son environnement. Le bébé a des besoins physiologiques et affectifs qui, s’ils sont satisfaits, permettront au bébé d’évoluer sereinement et s’ils ne le sont pas, amèneront l’enfant à prendre des décisions pour élaborer son scénario de vie.

Quand Marston pose son postulat de départ, il observe des individus qui ont des points de vue sur eux, les autres, le monde en général. En AT, ces points de vue sont des décisions scénariques.

[1] Marston – Emotions of normal people – Edition Nabu Press

[2] Berne – Que dîtes-vous après avoir dit bonjour ? – Edition Tchou

De lâcher prise à changer prise

plongeonL’illusion de savoir quoi lâcher

Le “lâcher prise” fait partie de ces mots au sens vague, régulièrement utilisés. Le dictionnaire Larousse le définit comme étant « le moyen de libération psychologique consistant à se détacher du désir de maitrise ». Ceci permet à chacun de se faire une représentation sur le moyen en question, qui peut être une méthode, une pratique, une idéologie… Les lectures sur l’application du ou des moyens pour se détacher du désir de maitrise ne manquent pas.

Le lâcher prise semble être un remède à large spectre des maux de l’excès : travail, stress, addictions en tout genre, ce qui me laisse penser qu’il s’agit d’une illusion à vouloir nous guérir d’une partie de nous-même.

La prise serait celle des éléments déclencheurs de symptômes d’un malaise d’où la nécessité de la lâcher.

Mais concrètement, que devrait-on lâcher ? Une dose d’adrénaline, de caféine, de cocaïne… L’accoudoir de son fauteuil de manager ou la volonté de rester jeune à jamais ?

Il est sans doute aussi difficile de savoir quoi lâcher que comment lâcher. Alors, si on passait à changer prise ?

La peur du vide

Si je te lâche, tu tombes !

Qui, enfant, ne se souvient de cette phrase dans la bouche d’un proche ?

L’adulte d’aujourd’hui peut se demander : et si je lâche prise, est-ce que je vais tomber ?

Si la réponse était négative, alors le lâcher prise serait un moyen facile de se détacher. Il n’en n’est rien, les multiples articles sur le sujet en témoignent. Nous pouvons donc en déduire que nous avons peur de tomber dans un vide psychologique en lâchant prise. C’est sur les fondements de cette peur, réelle ou fantasmée, qu’il convient de s’intéresser.

Le contrôle rassure. En contrôlant nous avons l’impression de pouvoir agir en cas de besoin. Certaines personnes ont la phobie de l’avion car elles remettent leur vie entre les mains du pilote en abandonnant la possibilité de contrôle du vol. Pour d’autres, cette phobie prendra forme dès lors qu’ils s’assiéront sur le siège passager d’une voiture.

Apprendre à abandonner le contrôle c’est apprendre à faire face à l’incertitude et aussi, accepter la finitude de la condition humaine. Dès lors que nous acceptons cette possibilité, se dessine un chemin qui nous emmène vers la confiance.

Je sais que cet avion peut s’écraser et je choisis de m’y installer car j’ai confiance dans les pilotes.

Tout faire pour réussir et se préparer à échouer

Souvent le besoin de contrôle part d’une volonté de réussir. Chacun a ses messages qui le poussent à aller toujours plus loin vers le succès, parfois jusqu’à l’épuisement. Lâcher prise dans ce contexte serait renoncer au succès total pour accepter une part non prévue, c’est à dire, abandonner la croyance que les choses se font telles que nous les pensons. Cela nous ramène à un nécessaire besoin d’humilité qui nous aidera à retrouver le sourire devant la perte de nos illusions.

Sauf à être ascète, le renoncement, l’apologie de la perte, sont difficilement des fins en soi. Imaginons que nous ne soyons qu’énergie, c’est l’effet surtension qui faudrait juguler. Non pas en débranchant la prise mais en trouvant une autre prise, un autre endroit pour investir l’énergie autrement. Ne plus lâcher prise mais changer prise.

Nous acceptons la perte quand elle a un sens qui nous permet de nous remobiliser dans d’autres projets.

Il devient intéressant de prendre du recul quand cela permet une vision plus large sur le monde qui nous entoure. Nous pouvons ainsi tourner la tête et découvrir la joie autrement, l’amour. S’ouvre alors un champ des possibles pour aller de l’avant, avec de nouvelles pratiques, de nouvelles pensées, une nouvelle énergie.

Ce peut être le zen, l’art, le sport. Ni le zen, l’art ou le sport ne peuvent être exclusivement curatifs. C’est l‘amour de la discipline, l’amour de faire qui permet de changer prise.

Il faut aimer pour faire et non faire pour oublier.

Changer devient l’occasion d’être et de faire autrement, pour profiter de la vie en toute simplicité.

La loyauté, une interdiction à l’autonomie ?

La loyauté est un comportement complexe, qui, à l’extrême, peut être considéré comme une vertu. Or, avec un regard d’analyste transactionnel, nous pouvons remettre en question un certain nombre d’idées reçues.

Faire preuve de loyauté, ou être loyale, vient du latin legalis qui signifie « se conformer à la loi ». Le sens moderne attribut la notion d’honnêteté à la loyauté. Alors est-ce être malhonnête que de cesser d’être loyal ? Ne plus être loyal signifie-t-il être déloyal, voire trahir ?

Un contrat se passe dans l’Adulte

« J’ai fait la promesse à mon père (ou ma mère), sur son lit de mort, que je m’occuperai de ma sœur ».

Voici des mots qui peuvent être lourds de conséquences.

Il y a en AT un concept fondateur qui se nomme le contrat. Passé dans l’Adulte, le contrat permet d’agir en protégeant les personnes. Pas d’action sans contrat.

Claude Steiner a présenté 4 conditions pour qu’un contrat soit éthiquement valable.

  • Le consentement mutuel. Les parties prenantes doivent être consentantes. Ici la promesse faite au presque défunt implique une tierce personne, absente. Est-elle consentante pour être prise en charge ?
  • L’obligation réciproque. Que fera ma sœur en contrepartie du temps que je vais lui consacrer ? Que fera mon père, depuis l’au-delà, pour me remercier si je tiens ma promesse ?
  • La compétence. Suis-je compétent « ici et maintenant » pour m’engager dans une telle promesse, aveuglé par la tristesse ?
  • L’objet légal. Est-ce que je peux légalement décider de ce que doit être la vie de quelqu’un d’autre ?

Si ces 4 conditions ne sont pas réunies, la relation entre les personnes sera de l’ordre du jeu psychologique. Mieux vaut alors ne pas tenir sa promesse pour préserver sa santé.

Envers qui suis-je loyal ?

« Telle personnalité politique quitte son parti après plus de 20 ans d’engagement pour rejoindre tel autre parti »

Les noms des personnalités politiques ne manquent pas. Que ce soit un départ du parti socialiste, LR ou tout autre. Prenons l’exemple de Manuel Valls qui a quitté le gouvernement de François Hollande puis le parti socialiste. TRAITE ! Ce sont exclamés les fidèles.  Quitter, est-ce trahir ? La visée d’un thérapeute, analyste transactionnel, est d’accompagner ses patients vers l’autonomie. Donc, de quitter leur scénario. Du point de vue de l’AT, rompre une relation serait plutôt faire preuve de lucidité que de trahir. La traitrise serait d’apporter des informations confidentielles, tel un espion, au nouveau parti rejoint. Fut-ce le cas de Manuel Valls ? Sur un plan personnel, lorsque qu’un couple se sépare, la traitrise serait de diffuser des images à caractère pornographique de son ex-conjoint(e) sur les réseaux sociaux.

Au fond se pose un dilemme : envers qui suis-je loyal ?

Envers moi et mon honnêteté intellectuelle ou envers l’autre, avec qui j’ai passé un contrat, il y a fort longtemps.

Il a pu être en bonne et due forme, indéterminé, il n’en est pas moins révocable. Un contrat est passé à une date spécifique où toutes les conditions pour être bien ensemble, professionnellement ou personnellement, sont réunies. Mais 10 ans après, le monde a changé, les personnes ont changé. Il est normal que ce qui était parfaitement bien avant ne le soit plus aujourd’hui. L’engagement pris un jour est d’ailleurs la raison du désengagement d’un autre jour. La loyauté se fait d’abord vis-à-vis de soi. Si mon partenaire, dans son évolution, a pris une route différente de la mienne, la séparation devient inévitable.

Quand la loyauté est une emprise

La loyauté aux autres peut devenir une symbiose, en langage courant, une emprise.

Il s’agit de se mettre en incapacité de penser et d’agir par soi-même, de peur de décevoir donc de ne rien faire ou de regarder ailleurs quand la situation ne convient plus. Cette attitude relève d’un comportement passif, l’abstention, pour maintenir la symbiose.

Dans quelques jours débutera le procès en destitution de Donald Trump, « l’impeachment ». Dix membres du parti Républicain ont voté en sa faveur. Ont-ils trahi ou sont-ils restés fidèles à leurs valeurs ? Que feront-ils à l’heure du vote ? Seront-ils loyaux envers eux-mêmes ou envers celui qui fut leur leader ?

En conclusion, il est important de différencier loyauté et allégeance et de se demander si les engagements passés ne s’opposent pas à l’autonomie d’aujourd’hui.

Les émotions, l’AT et le Dalaï Lama

coeurLe nombre d’émotions dites de base varie en fonction des écoles et des théoriciens.

Les quatre unanimement reconnues sont : la  joie, la peur, la colère, la tristesse. A cela s’ajoute le dégout et la surprise pour Paul Ekman qui a travaillé sur leur distinction à travers les expressions du visage, identiques quelles que soient les cultures. Il allongera sa liste au fil de ses recherches.

L’AT ne retient que les 4 émotions primaires qui ne sont ni négatives, ni positives. Elles sont simplement des réponses utiles à des stimuli externes.

Origine Emotion primaire Réponse efficace
Danger (réel ou supposé) Peur Protection- Contrat factuel- Information chiffrée
Perte, séparation Tristesse Réconfort, Proposition d’aide
Dommage, Frustration Colère Ecoute, Réparation (si cela est justifié)Excuses comme régulateur social (si cela est justifié)
Satisfaction des besoins et/ou des désirs, Réussite Joie Partage, Félicitation

Parfois l’émotion n’est pas en adéquation avec la situation :

–    Elle peut être disproportionnée. L’émotion exprimée, ici et maintenant, correspond à un événement beaucoup plus ancien, lié à l’enfance. Par exemple, je me mets à hurler à l’approche d’un caniche. Il s’agit d’une émotion élastique[1].

–      Elle peut être substituée par une autre. Par exemple, je montre de la joie alors que la situation devrait provoquer de la colère ; je ris quand quelqu’un me bouscule. Là aussi, l’explication se situe probablement dans l’enfance. L’émotion adéquate, la colère, n’était sans doute pas “autorisée” dans l’environnement familial de l’enfant. Ici la joie est une émotion parasite[2]. Elle n’est pas réparatrice et ne répond pas au besoin de la situation.

Enfin, je ne résiste pas à l’envie de vous faire partager ce très beau texte du Dalaï Lama pour qui il n’y a que deux émotions qui s’opposent : la peur et l’amour[3].

” S’il y a de la peur c’est qu’il n’y a pas d’AMOUR.

Quelque chose vous tracasse ? Cherchez la peur.

Chaque fois qu’une émotion négative se présente à nous,
il se cache derrière une peur.

En vérité, il n’y a que deux mots dans le langage de l’âme : la peur et l’AMOUR.

La peur est l’énergie qui contracte, referme, attire, court, cache, entasse et blesse.

L’AMOUR est l’énergie qui s’étend, s’ouvre, envoie, reste, révèle, partage et guérit.

La peur enveloppe nos corps dans les vêtements.

L’AMOUR nous permet de rester nu.

La peur s’accroche et se cramponne à tout ce que nous avons.

L’AMOUR donne tout ce que nous avons.

La peur retient.

L’AMOUR chérit.

La peur empoigne.

L’AMOUR lâche prise.

La peur laisse de la rancoeur.

L’AMOUR soulage.

La peur attaque.

L’AMOUR répare.

Chaque pensée, parole ou action est fondée sur l’une ou l’autre émotion.

Tu n’as aucun choix à cet égard, car il n’y a pas d’autre choix.

Mais tu es libre de choisir entre les deux.

Ainsi, au moment où tu promets ton plus grand AMOUR, tu accueilles ta plus
grande peur car, aussitôt après avoir dit « je t’aime » , tu t’inquiètes de ce que
cet AMOUR ne te soit retourné et, s’il l’est, tu te mets aussitôt à t’inquiéter de
perdre l’AMOUR que tu viens de trouver.

Cependant, si tu sais Qui Tu Es, tu n’auras jamais peur.

Car, qui pourrait rejeter une telle magnificence ?

Mais si tu ne sais pas Qui Tu Es, alors tu te crois bien inférieur.

Fais l’expérience glorieuse de Qui Tu Es vraiment et de qui tu peux Être.

Le Dalaï Lama.”

[1] Kupler et Haimowitz – Les élastiques – Classiques de l’Analyse Transactionnelle – Vol 2

[2] English – Substitution des sentiments parasites aux sentiments rééls – Classiques de l’Analyse Transactionnelle – Vol 1

[3] Ce texte est présent sur plusieurs sites web, je n’en connais pas l’origine

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Les écoles récentes en AT

Le monde évolue et l’AT aussi. Le premier cercle des proches d’Eric Berne ayant montré la voie, d’autres analystes transactionnels leur ont emboité le pas en intégrant leur pratique à la théorie. L’AT continue donc à se développer. José Grégoire, dans son livre Les orientations récentes de l’analyse transactionnelle, a recensé plusieurs écoles, à noter que tous ces théoriciens sont du champ Psychothérapie . Citons ici ces nouvelles écoles.

  • L’analyse transactionnelle psychanalytique, de Carlo Moïso et Michele Novellino ;
  • La psychothérapie intégrative, de Richard Erskine et Rebecca Trautmann ;
  • L’analyse transactionnelle relationelle, de Charlotte Sills et Helena Hargaden ;
  • L’approche corporelle relationnelle, de Bill Cornell ;
  • L’analyse transactionnelle co-créative, de Graeme Summers et Keith Tudor ;
  •  L’approche narrativiste, de Jim et Barbara Allen.

 

Question

Quel lien entre l'AT et d'autres approches psychothérapeutiques ?

On connaît l’attachement de Berne à la psychanalyse et à son fondateur Sigmund Freud. Jusqu’à la fin de sa vie Berne est resté un grand admirateur de Freud même si sa pratique l’a amené à développer l’AT, mettant ainsi de la distance avec la psychanalyse. Le divan est resté présent dans sa salle de consultation.

Les années 60 ont vu aussi se développer l’école de Palo Alto, à quelques kilomètres de Carmel. Eric Berne était l’ami de Grégory Bateson, le fondateur de l’école. Il était également l’ami de Fritz Perls, qui s’est aussi éloigné de la psychanalyse pour créer la Gestalt thérapie. Notons enfin plusieurs référence dans l’œuvre de Berne à Alfred Korzybski, inventeur de la sémantique générale, dont le but était de montrer l’influence du langage dans les comportements. Quelques années plus tard la PNL exploitera l’idée que la carte n’est pas le territoire.